Par CaroK.
C'est presque toujours mauvais signe quand la salle de cinéma s'esclaffe devant une scène où tous les personnages sont en sanglots.
Le synopsis était pourtant aguicheur: Roz et Lil sont amies d'enfance et depuis toujours inséparables. La quarantaine bien tassée, leur vie a tout d'une carte postale. Un décor idyllique en bord de mer, où le soleil semble rendre les choses plus simples. Chacune d'elles a un fils sublime (respectivement Tom et Ian) dans la force de l'âge.
Mais tout vacille lorsque les pères disparaissent, l'un emporté par la mort et l'autre contraint par le travail à déménager.
Alors s'installe le trouble entre Roz et Ian (le fils de Lil) et Lil et Tom (le fils de Roz).
Le sujet est intéressant et soulève de nombreuses questions et problématiques: le rôle de la figure paternelle, l'acceptable et l'inacceptable dans les moeurs, l'inceste, l'amitié amoureuse, bref...
Malheureusement, au lieu d'une fine analyse de tous ces thèmes, Anne Fontaine reste très superficielle. Ce qui se ressent également dans la direction d'acteurs. Les personnages sont des caricatures d'eux-même, et même Naomi Watts, toute aussi excellente qu'elle soit, peine a se sortir de ce rôle grossier.
Rien n'est crédible, Lil (Naomie Watts) a l'air d'être la soeur de son fils, le ton est faux, que ce soit dans les scènes gaies ou les scènes plus pesantes.
Pendant tout le film on se demande quand le film va vraiment commencer. Ne perdez pas votre temps à vous le demander: la réponse est jamais!
Il est donc peut-être plus judicieux d'ouvrir le roman de Doris Lessing (la dame fut quand même prix Nobel de littérature en 2007) intitulé "grandmothers" duquel le film est adapté.
CaroK